Bienvenue dans cette formation

Cette application vous propose un parcours complet pour comprendre les mécanismes de l'addiction, repérer les situations à risque et adopter une posture professionnelle adaptée, que vous soyez formateur, encadrant, professionnel de santé ou simplement souhaitant mieux comprendre le sujet.

Objectifs pédagogiques :
  • Comprendre les mécanismes neurobiologiques et psychologiques de l'addiction
  • Distinguer addictions avec et sans substance
  • Identifier les facteurs de risque et de vulnérabilité
  • Utiliser les principaux outils de repérage (AUDIT, DETA, Fagerström...)
  • Adopter une posture d'écoute non jugeante (entretien motivationnel)
  • Connaître le cadre légal en entreprise et les structures d'orientation
9
Modules
~3h30
Durée estimée
45
Questions au total
📜
Attestation à la clé

Comment progresser ?

Chaque module se termine par un mini-quiz (score ≥ 60% requis) qui débloque le module suivant. Une fois les 8 modules validés, vous accédez au quiz final (20 questions, seuil de réussite 70%) puis à votre attestation imprimable.

Module 1 — Comprendre l'addiction

Définitions, mécanismes neurobiologiques et critères diagnostiques

1. Qu'est-ce qu'une addiction ?

L'addiction se définit comme l'impossibilité répétée de contrôler un comportement (consommation d'une substance ou pratique) malgré la connaissance de ses conséquences négatives. Elle associe une perte de contrôle, une recherche compulsive et une persistance malgré le préjudice.

Le terme recouvre trois dimensions classiquement retenues depuis les travaux d'Aviel Goodman (1990) : l'impossibilité de résister aux impulsions, une tension croissante avant le comportement, et un soulagement ou plaisir au moment de l'acte, suivi souvent de culpabilité.

2. Les mécanismes neurobiologiques

L'addiction repose sur un dérèglement du circuit cérébral de la récompense, impliquant principalement le système dopaminergique mésolimbique (aire tegmentale ventrale, noyau accumbens, cortex préfrontal). La substance ou le comportement active artificiellement ce circuit, créant un renforcement positif puissant.

  • Phase d'usage initial : plaisir, libération de dopamine
  • Phase d'accoutumance : tolérance, besoin de doses/pratiques croissantes
  • Phase de dépendance : le cerveau "attend" la stimulation, manque en son absence
  • Phase de sevrage : symptômes physiques et/ou psychiques à l'arrêt
À retenir : l'addiction n'est pas un manque de volonté. C'est une maladie neurobiologique reconnue (OMS, CIM-11 ; DSM-5), qui nécessite une prise en charge adaptée et non un jugement moral.

3. Les critères diagnostiques (DSM-5)

Le DSM-5 retient un trouble de l'usage d'une substance lorsqu'au moins 2 critères sur 11 sont présents sur 12 mois : perte de contrôle, désir persistant ou efforts infructueux pour diminuer, temps important consacré, craving (envie impérieuse), incapacité à remplir ses obligations, poursuite malgré des problèmes sociaux, réduction des activités, usage dans des situations dangereuses, poursuite malgré la connaissance des dommages, tolérance, sevrage.

SévéritéNombre de critères
Légère2-3 critères
Modérée4-5 critères
Sévère6 critères ou plus

4. Addiction, usage, abus : les nuances

Il convient de distinguer l'usage simple (sans conséquence notable), l'usage à risque (probabilité de dommages futurs), l'usage nocif (dommages déjà constatés) et la dépendance (perte de contrôle avérée). Cette gradation est essentielle pour adapter la réponse : information, prévention, intervention brève ou orientation spécialisée.

Module 2 — Addictions avec substances

Alcool, tabac, drogues illicites, médicaments psychotropes

1. L'alcool

En France, l'alcool est la deuxième cause de mortalité évitable. Le mésusage touche environ 10% de la population adulte. Les repères de consommation à moindre risque (Santé publique France) sont : pas plus de 10 verres par semaine, pas plus de 2 verres par jour, et des jours sans consommation.

Repère : un "verre standard" en France contient environ 10g d'alcool pur, quelle que soit la boisson (bière, vin, spiritueux), du fait de l'adaptation des contenants.

2. Le tabac

Le tabac reste la première cause de mortalité évitable en France (environ 75 000 décès par an). La dépendance combine une composante physique (nicotine, demi-vie courte qui impose des prises répétées) et une composante comportementale et gestuelle.

3. Les drogues illicites

Le cannabis est la substance illicite la plus consommée en France. Les drogues dites "dures" (cocaïne, héroïne, MDMA, nouvelles substances de synthèse) présentent des profils de risques variés : dépendance, overdose, troubles psychiatriques associés (notamment pour le cannabis à forte concentration de THC chez les jeunes).

4. Les médicaments psychotropes

Benzodiazépines, opioïdes antalgiques (tramadol, codéine), hypnotiques : la France est l'un des pays européens les plus consommateurs de psychotropes. Le mésusage de médicaments prescrits constitue une addiction souvent sous-estimée car "légitimée" par l'ordonnance initiale.

5. Polyconsommation

L'association de plusieurs substances (alcool + tabac, alcool + médicaments, etc.) est fréquente et majore les risques (potentialisation des effets, interactions dangereuses, masquage des signes d'alerte).

Module 3 — Addictions comportementales

Jeux d'argent, écrans, travail, achats, sport...

1. Le jeu pathologique

Reconnu comme un trouble addictif à part entière par le DSM-5 (Gambling Disorder), le jeu pathologique se caractérise par une perte de contrôle sur les mises, le besoin de jouer des sommes croissantes, et la poursuite malgré les pertes financières. Les jeux en ligne et paris sportifs ont accru l'accessibilité et les risques, notamment chez les jeunes.

2. Les addictions aux écrans

Jeux vidéo (Gaming Disorder, reconnu par l'OMS dans la CIM-11), réseaux sociaux, smartphone : ces usages problématiques se traduisent par un temps d'écran incontrôlé au détriment des activités sociales, scolaires ou professionnelles, et par un syndrome de sevrage (irritabilité, anxiété) en cas de privation.

3. L'addiction au travail (workaholisme)

Caractérisée par un investissement excessif et compulsif dans le travail, au détriment de la vie personnelle et de la santé, elle est souvent valorisée socialement à tort, ce qui retarde son repérage. Elle peut conduire à l'épuisement professionnel (burnout).

4. Autres addictions comportementales

  • Achats compulsifs (oniomanie) : achats répétés non maîtrisés, souvent suivis de culpabilité
  • Addiction sexuelle : comportements sexuels compulsifs avec perte de contrôle
  • Addiction au sport : pratique excessive malgré blessures ou épuisement
  • Troubles du comportement alimentaire : certaines formes partagent des mécanismes addictifs
Point commun : toutes ces addictions, avec ou sans substance, activent le même circuit cérébral de la récompense et répondent à des logiques de prise en charge similaires (TCC, entretien motivationnel, groupes de pairs).

Module 4 — Facteurs de risque et de vulnérabilité

1. Facteurs individuels

  • Vulnérabilité génétique et neurobiologique (antécédents familiaux)
  • Troubles psychiques associés : anxiété, dépression, trouble de stress post-traumatique
  • Traits de personnalité : impulsivité, recherche de sensations, faible estime de soi
  • Histoire de vie : traumatismes, carences affectives, maltraitance

2. Facteurs environnementaux et sociaux

  • Contexte familial (consommation des parents, conflits, manque de cadre)
  • Pression du groupe de pairs, normes sociales de consommation
  • Accessibilité du produit ou de l'activité (prix, disponibilité, publicité)
  • Précarité sociale et économique
  • Isolement social

3. Facteurs liés au travail

Le monde professionnel peut constituer un facteur de risque (stress chronique, charge de travail, horaires atypiques, pression de performance, "pots" et culture de consommation collective) mais aussi un facteur protecteur (collectif de travail soutenant, repérage précoce par l'encadrement, accès à la médecine du travail).

4. Notion de double vulnérabilité (comorbidité psychiatrique)

On parle de "troubles liés à une substance et trouble mental concomitant" lorsqu'une addiction coexiste avec un trouble psychiatrique (dépression, trouble bipolaire, schizophrénie, TSPT). Cette comorbidité complexifie le repérage et la prise en charge, qui doit être intégrée et non séquentielle.

Le modèle bio-psycho-social : aucun facteur isolé ne détermine l'addiction. C'est la combinaison de vulnérabilités biologiques, psychologiques et sociales, à un moment donné de la vie, qui crée le risque.

Module 5 — Outils de repérage

1. Pourquoi repérer précocement ?

Plus une consommation problématique est repérée tôt, plus l'intervention (souvent une simple intervention brève) est efficace et moins lourde que pour une dépendance installée. Le repérage précoce s'appuie sur des questionnaires validés, rapides à administrer.

2. Le questionnaire DETA / CAGE

4 questions sur la consommation d'alcool : Diminution (avez-vous déjà ressenti le besoin de diminuer ?), Entourage (votre entourage vous a-t-il fait des remarques ?), besoin d'Alcool dès le matin, Trop (avez-vous déjà eu l'impression de boire trop ?). Deux réponses positives ou plus orientent vers un usage à risque.

3. Le questionnaire AUDIT

L'AUDIT (Alcohol Use Disorders Identification Test) de l'OMS comporte 10 questions notées de 0 à 4, score total de 0 à 40. Un score ≥ 8 (≥ 7 chez les femmes selon certaines versions) signale un usage à risque nécessitant une intervention brève.

4. Le test de Fagerström

Spécifique au tabac, il évalue la dépendance physique à la nicotine en 6 questions (délai avant la première cigarette, difficulté à s'abstenir dans les lieux interdits, nombre de cigarettes/jour...). Un score élevé oriente vers un accompagnement avec substituts nicotiniques.

5. Signes d'alerte à observer en situation professionnelle

  • Changements de comportement : absentéisme, retards répétés, irritabilité
  • Baisse de performance ou de vigilance, erreurs inhabituelles
  • Odeur d'alcool, troubles de l'élocution ou de l'équilibre
  • Isolement, repli, changements d'humeur marqués
  • Difficultés financières apparentes (jeu, achats compulsifs)
Important : ces signes ne permettent jamais un diagnostic. Ils doivent alerter et orienter vers un dialogue ou un professionnel compétent (médecin du travail, médecin traitant), jamais servir de base à un jugement ou une sanction hâtive.

Module 6 — Posture d'écoute et entretien motivationnel

1. Les principes de l'entretien motivationnel (Miller & Rollnick)

  • Empathie : écoute sans jugement, reconnaissance du vécu de la personne
  • Développer la divergence : aider la personne à percevoir l'écart entre ses valeurs et son comportement actuel
  • Rouler avec la résistance : ne pas argumenter frontalement, éviter le réflexe correcteur
  • Renforcer le sentiment d'efficacité personnelle : valoriser les petites réussites et la capacité au changement

2. Les stades du changement (Prochaska & DiClemente)

StadeCaractéristique
PrécontemplationPas de conscience du problème
ContemplationAmbivalence, début de questionnement
PréparationDécision prise, recherche de moyens
ActionMise en œuvre du changement
MaintienConsolidation, prévention de la rechute

Adapter sa posture au stade où se trouve la personne est essentiel : inutile de pousser à l'action quelqu'un en précontemplation, le risque étant de renforcer ses résistances.

3. Ce qu'il faut éviter

  • Moraliser, culpabiliser, donner des leçons
  • Minimiser ("ce n'est pas si grave")
  • Imposer une solution toute faite
  • Confronter de manière agressive

4. Ce qu'il faut privilégier

  • Questions ouvertes ("qu'est-ce qui vous amène à en parler aujourd'hui ?")
  • Reformulation et reflet empathique
  • Valorisation des efforts, même modestes
  • Information factuelle, sans dramatisation ni minimisation
  • Orientation respectueuse vers un professionnel si besoin

Module 7 — Addictions au travail : cadre légal

1. Obligations de l'employeur

L'employeur a une obligation générale de sécurité (article L.4121-1 du Code du travail) qui inclut la prévention des risques liés aux addictions. Le règlement intérieur peut encadrer voire interdire la consommation d'alcool sur le lieu de travail, au-delà du cadre légal minimal qui autorise certaines boissons fermentées non distillées (vin, bière, cidre, poiré) sauf restriction interne.

2. Le rôle du médecin du travail

Le médecin du travail joue un rôle central : suivi individuel, orientation vers une prise en charge, avis d'aptitude. Il est soumis au secret médical, ce qui garantit la confidentialité des échanges avec le salarié concerné.

3. Dépistage et contrôles

Un contrôle d'alcoolémie ou de stupéfiants par l'employeur n'est possible que dans des conditions strictement encadrées : poste à risque identifié dans le règlement intérieur, modalités prévues et proportionnées, possibilité de contestation (contre-expertise). Hors de ce cadre, de tels contrôles sont illégaux.

4. Rôle du CSE et des acteurs de prévention

Le CSE (Comité Social et Économique), notamment via la CSSCT dans les entreprises concernées, est associé aux actions de prévention. Les services de santé au travail, les référents RPS et parfois des associations spécialisées peuvent intervenir en appui.

5. Posture managériale

Repères pour l'encadrant :
  • Ne jamais ignorer un signal d'alerte mais ne jamais diagnostiquer soi-même
  • Privilégier le dialogue individuel, en toute confidentialité
  • Orienter vers le médecin du travail ou les ressources internes/externes
  • Distinguer l'aide à apporter et la sanction disciplinaire (qui reste possible en cas de mise en danger, mais ne doit pas être le seul levier)

Module 8 — Orientation et ressources

1. Les structures spécialisées en France

  • CSAPA (Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie) : accueil, accompagnement et soins gratuits, avec ou sans rendez-vous
  • CAARUD (Centre d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues) : approche de réduction des risques
  • Consultations Jeunes Consommateurs (CJC) : dédiées aux adolescents et jeunes adultes, souvent gratuites et anonymes
  • Services d'addictologie hospitaliers : sevrage, hospitalisation si nécessaire

2. Lignes d'écoute et ressources nationales

Alcool Info Service0 980 980 930
Drogues Info Service0 800 23 13 13
Tabac Info Service3989
Joueurs Info Service09 74 75 13 13
Fil Santé Jeunes3224

Ces numéros sont anonymes et gratuits. La plateforme Addict'Aide (addictaide.fr) centralise également de nombreuses ressources et un annuaire des structures par région.

3. Le mouvement d'entraide

Des associations comme les Alcooliques Anonymes, Narcotiques Anonymes ou Joueurs Anonymes proposent un accompagnement par les pairs, fondé sur le partage d'expérience et un programme structuré en étapes, en complément du suivi médical.

4. Orienter sans s'imposer

Le rôle d'un professionnel non spécialisé (manager, formateur, collègue) n'est pas de soigner mais d'orienter avec bienveillance. Une phrase simple suffit souvent : "je suis là si tu veux en parler, et si besoin il existe des professionnels qui peuvent t'aider, je peux te donner un contact."

À retenir : orienter n'est pas abandonner. C'est reconnaître les limites de son rôle pour mieux accompagner la personne vers la ressource la plus adaptée.

Module 9 — Prévention des addictions en milieu professionnel

Démarche de prévention, acteurs internes, dispositifs d'aide et plan d'action en entreprise

1. Pourquoi prévenir en entreprise ?

Le travail est à la fois un lieu d'exposition à certains facteurs de risque (stress, pénibilité, pots et culture collective de consommation, accès facilité à certains produits) et un formidable levier de prévention et de repérage précoce, grâce au collectif, à l'encadrement de proximité et à la médecine du travail. Une démarche structurée bénéficie à la fois à la santé des salariés et à la sécurité de tous (accidents du travail, qualité, image de l'entreprise).

2. Les niveaux de prévention

NiveauObjectifExemples d'actions
Prévention primaireÉviter l'apparition du risqueInformation, sensibilisation, règlement intérieur, réduction du stress organisationnel
Prévention secondaireRepérer précocementFormation des managers, outils de repérage, entretiens individuels
Prévention tertiaireAccompagner et limiter les conséquencesOrientation vers le soin, maintien dans l'emploi, suivi du retour

3. Construire une démarche de prévention collective

  1. Diagnostic : état des lieux des pratiques, du DUERP, des accidents et arrêts liés, dialogue avec le CSE
  2. Concertation : associer direction, encadrement, CSE/CSSCT, médecine du travail, salariés
  3. Formalisation : rédaction d'une charte ou d'une procédure interne, intégration au règlement intérieur si besoin
  4. Formation et sensibilisation : managers, RH, et l'ensemble des salariés
  5. Mise en œuvre et suivi : indicateurs, points d'étape, ajustements

4. Les acteurs internes mobilisables

Service de santé au travail

Médecin du travail, infirmier(ère), psychologue du travail : suivi individuel confidentiel, visites, orientation

CSE / CSSCT

Instance représentative associée à la prévention des risques professionnels, alerte possible

Référent RPS / harcèlement

Point de contact identifié pour les situations de souffrance au travail

Service RH

Accompagnement administratif, aménagements de poste, confidentialité du dossier

Assistant(e) social(e) du travail

Accompagnement social et orientation vers les droits et aides existantes

Encadrement de proximité

Premier maillon de repérage et de dialogue, relais vers les ressources adaptées

5. Toutes les aides et ressources mobilisables

Panorama complet des dispositifs d'aide, internes et externes, à mobiliser en entreprise :

→ Aides médicales et de soin

Médecin du travail (visite à la demande du salarié, gratuite et confidentielle)Service de santé au travail
CSAPA — Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en AddictologieGratuit, annuaire sur addictaide.fr
CAARUD — réduction des risques pour usagers de droguesGratuit et anonyme
Consultation Jeunes Consommateurs (CJC)Pour les moins de 25 ans, anonyme
Médecin traitantPremier interlocuteur de santé

→ Lignes d'écoute nationales (anonymes et gratuites)

Alcool Info Service0 980 980 930
Drogues Info Service0 800 23 13 13
Tabac Info Service3989
Joueurs Info Service09 74 75 13 13
Numéro national de prévention du suicide3114
Allo Service Public (droit du travail)3939

→ Aides sociales et au maintien dans l'emploi

Assistant(e) social(e) du travail ou de la CARSATAccompagnement social
Cap Emploi / SAMETHMaintien dans l'emploi en cas de difficulté de santé
Action LogementAides au logement en cas de difficulté
CCAS de la communeAides sociales locales

→ Entraide et associations

Alcooliques Anonymes / Al-Anon (entourage)alcooliques-anonymes.fr
Narcotiques Anonymesnarcotiquesanonymes.org
Joueurs Anonymesjoueurs-anonymes.org
Addict'Aide — plateforme nationaleaddictaide.fr
Fédération Addictionfederationaddiction.fr

→ Ressources pour managers et entreprises

INRS — fiches et outils addictions au travailinrs.fr
Mildeca — Mission interministérielle de lutte contre les droguesdrogues.gouv.fr
Service de santé au travail interentreprises (SSTI)Formation et conseil aux entreprises
OPPBTP / branches professionnellesOutils sectoriels de prévention

6. Que faire concrètement face à une situation au travail ?

Conduite à tenir pour un manager :
  1. Observer et documenter factuellement les éléments objectifs (sans interpréter ni diagnostiquer)
  2. Recevoir la personne en entretien individuel, dans un cadre confidentiel et bienveillant
  3. Évoquer les faits observés, sans jugement, et écouter
  4. Orienter vers le médecin du travail ou les ressources internes (RH, assistant social, référent)
  5. En cas de danger immédiat (poste à risque, sécurité), écarter temporairement la personne du poste, dans le respect des procédures
  6. Assurer un suivi dans la durée, sans stigmatisation

7. Les facteurs clés de succès d'une politique de prévention

  • Engagement visible de la direction
  • Clarté du cadre (charte, règlement intérieur) connue de tous
  • Formation régulière de l'encadrement
  • Garantie de confidentialité et de non-stigmatisation
  • Accessibilité réelle des ressources d'aide (affichage, intranet, lignes d'écoute)
  • Évaluation et amélioration continue de la démarche
À retenir : une politique de prévention efficace combine un cadre clair, des acteurs formés, des aides accessibles et une culture de bienveillance — la sanction ne doit jamais être le seul outil mobilisé.

Quiz final

Questions couvrant l'ensemble des 9 modules, y compris la prévention en entreprise. Score de réussite requis : 70%.

Attestation de formation

Vous devez réussir le quiz final (≥ 70%) pour débloquer votre attestation.